Fermat veut vous tuer – Episode 3

[Pour l’épisode 1, c’est par ici, pour l’épisode 2, c’est par .]

Fermat veut vous tuer : Igor Plateauman, Endiguement du communisme et Fermatation.

Episode 3

Comment la Fermatation s’est installée dans les geôles de Fermat

            L’histoire est, en quelque sorte, anecdotique : un soir, alors que le proviseur flânait sous les étoiles dans son plus beau pyjama, murmurant la Varah* à mi-voix, son pied heurta un lourd objet en métal. Malgré la douleur qui envahissait ses orteils, il s’efforça d’inspecter la chose. Il s’agissait d’un anneau rouillé qui servait de poignée à une trappe vieillie, dans le sol, et ornée d’un sceau de cire sur lequel on pouvait lire une mystérieuse inscription : « Ruines antiques** – pratiques pour y enfermer les indésirables. » Dubitatif, le proviseur décida tout de même de briser le sceau et d’ouvrir la trappe grâce à sa force surhumaine – on raconte à ce propos que sa robe de chambre léopard flottait derrière lui telle une cape de super-héro. A la vue d’une longue galerie de cachots humides et obscurs, équipés cependant du strict minimum – des prises électriques et internet, ainsi que des tubes à essai -, bref, à la vue de véritables et authentiques ruines antiques, les yeux du proviseur se révulsèrent et il fut pris d’un rire sardonique – mais pas trop sardonique quand même, car il ne savait pas ce que cela voulait dire -, et, esquissant quelques pas de danse, il réalisa avec joie qu’il avait enfin trouvé un lieu où enfermer les quelques taupins*** qui rataient les concours, certes déjà invisibles, afin que personne n’ait la moindre idée de leur existence. Là, se dit-il, ils pourraient s’employer à préparer et développer un procédé révolutionnaire – mais sans plus, puisque c’était bien les révolutionnaires qu’il visait à éliminer – : la Fermatation.

Les semaines suivantes virent un nombre assez discret d’élèves se retrouver malencontreusement enfermés dans un ascenseur qui ne faisait que descendre. Les pauvres esclaves politico-scientifiques de la Fermatation étaient perdus dans ces geôles et tentaient en vain d’envoyer des appels au secours grâce aux prises internet présentes dans les cachots, mais, comme par hasard, le principal câble wifi avait été sectionné par un ouvrier maladroit lors de « travaux », et ledit ouvrier ne pourrait revenir que trois ans plus tard****. Pendant ce temps, dans les bureaux de l’administration, l’on tentait d’élire un conducteur des travaux pour que ces taupins perdus ne le soient pas pour rien ; il fallait mettre en place la Fermatation, et vite. Comment choisir un homme de charisme, un homme fort, un homme à grande autorité ? On demandait alors à tous les employés de se succéder, dans le self, à la gestion des élèves ayant bientôt fini de manger. Les « Posez les plateaux quand vous avez fini ! » se suivaient, mais ne se ressemblaient jamais. Puis, l’on eut une illumination. Le candidat parfait se détachait de tous ses collègues : il s’agissait de Jeanus-Pascalus, promu grand et redoutable Maître des Ruines Antiques, dont le nom sera à jamais associé à son terrible***** « Allez, allez, on se dépêche ! ».


*La Varah est un chant traditionnel des prépas littéraires de Fermat. On l’entonne lors des grandes occasions, et avant les devoirs surveillés du samedi matin.

**Il y a, en effet, des ruines antiques sous l’internat de Fermat, mais leur accès est interdit aux élèves et au public.

***Ce sobriquet est donné aux élèves en prépa scientifique, généralement mathématique, à cause de leur myopie présumée. La quasi-totalité des taupins réussit un concours, car les écoles d’ingénieur dites “CCP” recrutent massivement – on dit souvent qu’il y a plus de places que de candidats.

****Cette année-là, les internes avaient été privés d’internet pendant plusieurs mois, à cause d’une “fausse manipulation” au début des travaux.

*****C’est évidemment ironique.

Fermat veut vous tuer – Episode 2

[L’épisode 1, c’est par ici.]

Fermat veut vous tuer : Igor Plateauman, Endiguement du communisme et Fermatation.

Episode 2

Comment Igor Plateauman a pris part à la Fermatation

            Lors de son embauche, l’administration décida qu’Igor Plateauman portait bien son nom : en effet, ils lui demandèrent d’éliminer ses victimes en leur tranchant la gorge à coup de plateaux ébréchés, et, pour rajouter au glauque de la situation, les plateaux devaient être humides*, comme si personne n’avait pris la peine de les sécher après les avoir nettoyés – effet de dégoût garanti. Mais il fallait qu’Igor Plateauman restât discret, qu’il ne tuât pas trop d’élèves d’un coup, et surtout, surtout, que personne ne se rendît compte qu’il n’était pas agent de cantine mais tueur à gages infiltré. Pour cela, on mit sur pied une stratégie très précise : il devait faire son apparition, tous les midis, dans la queue du self, l’air concentré, pousser des plateaux, comme s’il voulait les ranger quelque part**, et, ce faisant, rouler sur les pieds des gens qu’il ne devait pas tuer, afin qu’ils soient marqués par un signe distinctif et protecteur – cette idée peu commune était tirée d’un passage de l’Ancien Testament dans lequel les hébreux mettent une croix rouge sur leur porte pour ne pas subir le châtiment de Dieu, tandis qu’il tue le fils aîné de ceux qui n’ont pas marqué leur porte de sang – puis, il devait arriver à isoler ceux qui n’avaient pas subi le supplice de la roue du diable à plateaux, et les égorger en chantant l’hymne américain suivi de l’Internationale à l’envers et en faisant le signe de croix***, bref, l’exorcisme habituel qui permet de venir à bout de tout communiste récalcitrant.

Mais comment, demanderiez-vous, comment allait-il faire pour isoler ses victimes ? Question bien légitime. Il devait s’arranger pour souffler très discrètement sur leur verre, afin qu’il tombe, et que, transis de honte, ils aillent chercher la célébrissime balayette à verres cassés, dans une salle obscure derrière les cuisines. Là, il les attendait, l’œil brillant et sanguinaire, dans une demi-obscurité, avec, à la main, un plateau ébréché. L’élève entrait dans la pièce, les joues encore empourprées par l’embarras que lui avaient causé la chute du verre et le « Ooooolé !!! » qui s’était élevé dans tout le self, puis, rapide comme l’éclair, Igor frappait, entonnant ses horribles chants expiatoires.

Hélas, ce n’était que la théorie de cette stratégie et le fantasme d’Igor Plateauman, qui avait bien des progrès à faire. Ses bilans de fin d’année étaient bien maigres : il avait reçu ses gages mais n’avait tué personne, Fermat grouillait encore de communistes, déclarés ou non, et malgré les séances d’hypnotisme-haïku**** tenus par le proviseur pendant les conseils de classe, la situation ne faisait qu’empirer. On décidait alors de mettre en œuvre un plan B, qui n’était pas des moindres : prétexter des travaux***** dans le lycée pour créer une zone d’endiguement du communisme, et utiliser Igor Plateauman comme un leurre pour attirer les étudiants concernés dans ses filets. Il devait, alors, tout miser sur son apparence de mafieux russe : il n’était, certes, pas Poutine, mais il avait tout de même un regard menaçant – mais pas trop –, des cheveux blonds, et des tatouages plein les bras. Cela suffirait. On le posta alors à un endroit stratégique, près de l’entrée de la cour des prépas, mais, surtout, près d’une petite ouverture dans la tôle blanche bordant la zone d’endiguement. Il devait parler russe, d’une voix grave et (presque) sensuelle, mimer la faucille et le marteau avec ses mains,  et, lorsqu’un curieux communiste, pensant avoir trouvé en lui quelque fabuleux camarade, s’approcherait, l’envoyer d’un coup d’épaule bien placé dans le décor, c’est-à-dire derrière la tôle.


*Les plateaux du self de Fermat étaient, en effet, toujours humides… et souvent ébrechés.

**La personne dont est inspirée le personnage d’Igor Plateauman faisait, en effet, son apparition, TOUS les midis, dans la queue du self, avec ses plateaux.

***Je remercie Anne-Sophie pour cette idée.

****A l’époque, le proviseur de Fermat, qui travaille maintenant dans un autre établissement, faisait VRAIMENT un discours de début d’année, qui finissait VRAIMENT par la lecture d’un poème, bien souvent un haïku.

*****Un très grand chantier a commencé dans le lycée lorsque j’y étais, et n’est pas encore terminé.

Fermat veut vous tuer – Episode 1

Fermat veut vous tuer : Igor Plateauman, Endiguement du communisme et Fermatation.

Episode 1

Définitions préliminaires :

Igor Plateauman : Igor Norbertson Plateauman, ch’ti de parents belges, d’apparence de mafieux russe qui a passé quelques années en taule. Vers 2010, il a la quarantaine, il est petit, blond aux yeux clairs, le regard perçant, et des tatouages plein les bras. Porte une blouse d’employé de cantine, pousse des plateaux. Peu bavard.

Endiguement du communisme : « Containment ». Le communisme est vu comme une épidémie par Fermat qui perpétue l’œuvre que les Etats-Unis avaient débuté après la seconde guerre mondiale. La zone d’endiguement correspond à la « zone de travaux » érigée en 2014. Personne ne sait ce qu’il s’y passe.

Fermatation : Processus développé par Fermat pour rendre la nourriture dégueulasse, dans le but d’affaiblir les élèves, puis, ultimement, de les tuer, surtout s’ils sont communistes. Mise au point dans les geôles de Fermat, « ruines antiques » situées sous l’internat, desquelles on ne ressort jamais ; heureusement, seuls les taupins ratés y atterrissent.

Discours dit « de l’excellence » : Prononcé en début d’année par le proviseur de Fermat, pour faire fuir les élèves les plus divergents et les plus faibles, en leur rabâchant qu’ils sont l’excellence. Il permet également de rallier les professeurs à la cause de l’endiguement, en les hypnotisant grâce au traditionnel haïku de début d’année.

Déjaculation : La dernière innovation de la Fermatation, très semblable à l’éjaculation précoce ; si les communistes sont victimes de déjaculations à répétition, ils ne pourront pas séduire – ni se reproduire – à cause de leur réputation, et ainsi, ils contamineront moins de gens, et le communisme connaîtra alors une extinction « naturelle ».

André Smeagol Poubelleman : Nouvel acolyte d’Igor Plateauman, vêtu, comme ce dernier, d’une blouse d’employé de cantine, peu bavard. Un air de hobbit ayant vécu un demi-millénaire. Pousse des poubelles de manière suspecte.

Introduction :

Notre histoire commence après l’effondrement de l’URSS, en 1991. Les Etats-Unis sont enfin venus à bout de leur Etat-ennemi, et ont plus-ou-moins réussi à endiguer le communisme. De plus, le mythe stalinien s’autodétruisant en Europe depuis le XXème congrès du PCUS en 1956, la contagion communiste semble enrayée ; le virus tend à disparaître de notre atmosphère. Cependant, quelques cellules souches se sont mises en sommeil, éparpillées d’un bout à l’autre du continent européen. Certaines d’entre elles sont à Toulouse, choisie pour son nom : « la Ville rose », ville qui pourrait vite tourner au rouge, à condition d’en ôter le blanc – le royalisme – restant. Vers 2010, les cellules souches commencent à s’éveiller et à cibler, pour se développer et se multiplier, des organismes d’êtres encore en développement : des adolescents. Or, ces adolescents fréquentent les lycées du centre-ville toulousain, et les plus intelligents comme les plus sournois d’entre eux, les plus aptes à réactiver le communisme, s’orientent vers des classes préparatoires. Et puisqu’il s’agit d’éradiquer ce qu’il reste de blanc dans la ville rose, ils vont en Prépa Chartes, à Fermat, prépa réputée pour son royalisme et ses traditions, dans un lycée réputé pour son public élitiste, souvent droitiste. Bref, la Chartes Toulousaine Raymond VII, et, pour des raisons numériques, l’ensemble de leurs acolytes HKH, forment l’environnement idéal pour un redéveloppement de la contagion communiste, subversive, et inévitable.                                                                                                                  Or, Fermat s’aperçoit de ceci : les Chartistes et les HKH, peu nombreux, sont faciles à surveiller. Leurs professeurs, hypnotisés par le proviseur et son discours de l’excellence, sont les yeux et les oreilles de l’administration. Des comportements suspects, voire inquiétants – gauchistes, voire révolutionnaires, sont repérés. La solution repose alors sur l’embauche d’un spécialiste en la matière, qui peut passer inaperçu, autant parmi les employés lambda et anonymes de Fermat, que parmi les communistes ; un tueur à gage – qui s’avère, plus tard, être relativement inefficace – : Igor Plateauman.

Créations littéraires

Cette “Section Litté” diffère des autres sections de mon blog. En effet, celle-ci est dédiée à mes créations littéraires. La première que je souhaite partager avec vous est une histoire en plusieurs épisodes, que je n’ai (malheureusement) jamais terminé. Il s’agissait d’une histoire satirique des dessous du Lycée Fermat (côté prépa), inspirée – de loin – de faits et de personnages réels, tournés en dérision, non pas par moquerie ou par critique – je garde un excellent souvenir des trois années que j’ai passées à Fermat, mais par envie de divertir : je publiais mes histoires sur la machine à café de Fermat, à la vue de tous, comme le faisaient les journaux satiriques Khôlloscoop et Guillotin, à la même époque.

J’augmenterai mes textes originaux de notes afin d’éclairer ceux et celles qui n’étaient pas à Fermat au même moment que moi, et qu’ils puissent les comprendre plus aisément.

Bonne lecture, et rigolez bien !

Daffy (ou, d’après mon pseudonyme fermateux : Sancti Fusti)

 

Bi, mais

Une récente étude faite en Grande Bretagne a montré que 49% des jeunes de 18 à 24 ne se considéraient pas à 100% hétérosexuels.

Lien vers cette étude

Certains diront que ces chiffres sont dus à un effet de mode, d’autres à un changement de la société – ce qui est permis aujourd’hui l’était moins dans les années 1990, et l’était encore moins dans les années 1950 -, d’autres encore à un changement d’état d’esprit : on fait plus attention à ses besoins, on est plus à l’écoute de son corps, de ses envies, donc on accepte plus de sortir d’une sexualité hétéronormée. On commence également à comprendre et à accepter que l’orientation sexuelle est un spectre, et non pas un système binaire hétéro/homosexuel.

En tout cas, il me semble que le résultat de cette étude est une nouvelle formidable, non pas que l’hétérosexualité soit une norme détestable, mais la reconnaissance d’une orientation sexuelle autre que l’hétérosexualité ET située sur un spectre est, pour moi, un réel progrès social. En fait, cette étude remet en cause la notion de norme, lorsqu’on parle d’orientation sexuelle. Elle montre que la norme est soit la bisexualité – à tous les degrés possibles – soit l’absence de norme. Il faut cependant remarquer que l’échelle de Kinsey, sur laquelle s’appuie cette étude, a ses failles : elle ne prend pas en compte d’autres parties du spectre, entre autres la pansexualité et l’asexualité, asexualité qui elle-même se décline en degrés.

Outre les résultats de cette enquête, ce dont je veux parler ce soir, c’est la manière dont la société, les autres, essaient de façonner notre orientation sexuelle, alors que celle-ci nous est personnelle, intime.

A commencer par cette panoplie de mots, de termes, de désignations. Des désignations qui simplifient peut-être les choses, qui les rendent plus claires pour tout le monde, certes, mais des catégories tout de même, cloisonnées, étanches, dont il ne faut pas sortir. Tu as dit que tu étais hétéro quand tu avais 15 ans ? Alors tu ne peux pas être bi, homo ou asexuel à 30 ans. T’as dit que tu étais hétéro, t’es hétéro, c’est tout. Tu peux pas te tromper là dessus.

Non mais on rêve !

Ensuite, il y a cette façon dont on vous explique que vu votre look, votre comportement, votre entourage – et que sais-je encore ? Votre accent ? – vous êtes clairement de telle ou telle orientation mais c’est juste que vous ne vous l’êtes pas encore avoué. Je crois que nous sommes beaucoup à avoir été coupables de ce genre d’assertion, et que l’essentiel est de comprendre que l’habit ne fait pas le moine, et surtout pas en termes de sexualité.

Puis, il y a ces gens qui vous expliquent que votre orientation sexuelle n’existe pas, que c’est pas vrai, que vous n’en avez aucune preuve. Attendez – depuis quand doit-on prouver quoi que ce soit sur notre sexualité ? Ou sur notre identité en général ? Doit-on prouver qu’on a les yeux de telle couleur, qu’on aime tel peintre et qu’on déteste les légumes ? Et aujourd’hui, en France, existe-t-il un délit lié à l’orientation sexuelle qui demanderait que celle-ci soit de l’intérêt de qui que ce soit d’autre que de soi-même ?

A toutes ces questions, il n’y a qu’une seule réponse, je vous laisse la trouver.

Beaucoup de ces maladresses sociales viennent de clichés qu’il est important de casser, de représentations sociales encore trop figées qu’il faut que nous arrivions à faire évoluer, tous ensemble, par le dialogue. Alors, c’est sans méchanceté qu’à tous ceux qui veulent choisir l’orientation sexuelle des autres, ou qui veulent peut-être choisir la mienne pour moi, à cause de ces clichés, je dis ceci :

Je suis bisexuelle, mais…

… ce n’est pas pour faire mon intéressante,

… je n’en suis pas moins fréquentable,

… je ne suis pas malade,

… je ne suis pas indécise,

… ce n’est pas de la curiosité,

… ce n’est pas une phase,

… je ne suis pas attirée par tout le monde,

… je n’ai pas un terrain de chasse deux fois plus grand,

… je ne refoule pas mon homosexualité,

… je ne nie pas mon hétérosexualité,

… ça n’a pas d’incidence sur ma fidélité,

… ça ne met pas en danger ma vie de couple,

… ça ne change pas qui je suis,

Et, surtout, je suis bisexuelle, mais je ne me résume pas à mon orientation sexuelle.

Daffy

We don’t need no education !

A few weeks ago, I was having dinner with a friend of mine, and he told me he’d met someone who loved Pink Floyd’s The Wall, but who disapproved of “Another Brick In The Wall – Part 2” because he was  teacher.

As a future teacher myself, I had to give that some thought : what is wrong with one of the most famous Pink Floyd songs ever ? Should I, too, disapprove of it ?

 

The whole album and both films they made out of it are “ABSOLUTELY FANTASTIC !”, and that particular song is ever so catchy. I love the rhythm, the music, the lyrics, and I love it when the kids are singing. I think it’s a cool song and I understand why it was so successful back in 1979.

But it is a controversial song, and some of you might know that it was banned in South Africa because it was turned against the white authorities by the black population ; it had become somewhat of a political weapon.

Why ? Because of its message :

“We don’t need no education
We don’t need no thought control
No dark sarcasm in the classroom
Teachers leave them kids alone
Hey! Teachers! Leave them kids alone!
All in all it’s just another brick in the wall.
All in all you’re just another brick in the wall.”

At first sight, it sounds like the singer is rejecting school and education all in all.

But really, he is rejecting a certain type of education : one where students have no freedom of thought nor freedom of speech, where the contents they are taught is limited and distorted to suit the government’s liking, the church’s liking, or the business world’s liking. Teachers who conform to that and brainwash their students are despisable and hateable, because they rid them of their freedom and they prevent them from evolving and growing healthily and happily. Their students do not have the ability to think critically. They do not have the ability to become the best people they could be.

But this song also promotes a better kind of education : it does not aim to get kids to drop out of school because school is bad for them, but to reject any harmful types of education, and to search for a better, more fulfilling teaching, which encourages them to think freely and critically. It also promotes basic education for all – what some call the “three Rs”, reading, writing and arythmetic -, by using the double negative “we don’t need no education”, as in “we do need education”, and everyone in the world should have access to quality teaching.

In french, the world for student is “élève”, and the verb “élever” means to raise (to bring up). A student is a human being people such as parents and teachers should help grow and thrive. As a future teacher, I do not disapprove of this song – I can understand why one would be wary of it, in case it were misunderstood -, on the contrary, I believe people should spread the word : we don’t need no education, and we certainly don’t need thought control.

Thank you for reading !

Daffy

One year old !

Ahoooooooooy theeeeeeere !

I’m back ! Yep, I really am !

I’ve not posted anything for a few months, and I know that’s not great. I’m sorry, guys.

I’ve been very busy lately (I’m currently preparing for my teaching exams), and whenever I get ideas I’m not in front of the computer…

I realised my blog was about to turn one year old, so I decided to get writing again.

There are so many things I’ve been wanting to write about, so many things I’ve planned to do, and now the blog is turning one year old. I’ll get there. Promise.

I want to thank you ALL for visiting my blog, for commenting, for sending me emails, for sharing my posts. Every little helps and every time someone likes the blog or looks at the blog’s facebook page, that makes me really happy and I really am glad I started this blog in the first place.

This blog has been viewed over 2,000 times, which is amazing ! Nearly 700 people have visited it, in over 20 different countries. You are brilliant ! You really are ! THANK YOU !

I hope you will keep following Tea With Daffy and I hope you will keep enjoying my content for a very, very, long time !

Raise your cup (of tea, of course !), here’s to one whole year together !

HAPPY BIRTHDAY Tea With Daffy !

See you very soon everybody !

Daffy